Vie associative : 16 millions d’adhérents en 2008

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Source : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1327

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Résumé

En 2008, un tiers des personnes de 16 ans et plus, soit 15,8 millions de personnes, sont membres d’au moins une association. En prenant en compte les adhésions multiples, les associations totalisent environ 21 millions d’adhésions.

Quatre grandes catégories d’associations prédominent : le sport, les activités de 3e âge, la culture, les loisirs.

Les hommes sont majoritaires et adhèrent plus aux associations sportives, de loisirs ou en lien avec la vie professionnelle, tandis que les femmes privilégient les associations à but social (3e âge et défense de droits et d’intérêts communs).

L’adhésion progresse avec l’âge et culmine entre 60 et 75 ans. Elle est également plus fréquente parmi les personnes diplômées, les cadres, les professions intermédiaires et les personnes les plus aisées. Être adhérent est plus rare dans les grandes agglomérations.

Enfin, plus de la moitié des adhérents participent bénévolement aux activités de l’association.

« L’économie sociale et solidaire produit des biens dont tout le monde bénéficie »

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interview de Philippe Frémeaux, propos recueillis par F.RI, Libération, 24-25 XII 2013, « Le Libé des solutions », p.5

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Philippe Frémeaux, éditorialiste au magazine économique et président de la société coopérative Alternatives économiques, vient de rendre un rapport sur « l’évaluation de l’apport de l’économie sociale et solidaire ».

Que préconise le rapport que vous avez remis à Benoît Hamon ?

L’économie sociale et solidaire [ESS] est généralement représentée par sa contribution à l’emploi, 2,4 millions de salariés. Mais aussi par sa contribution au PIB, qui tourne autour de 6,7% selon l’INSEE et l’Addes [Association pour le développement de la documentation sur l’économie sociale, ndlr] et non 10% comme il est dit parfois…..

Nabli Hamdi, « L’innovation, la formule incantatoire », Libération, 24-25 décembre 2013, p.XI

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Atelier photocollage 16 XI 2013 3Alors que la crise exige des solutions, il est temps de s’interroger sur le sens caché du discours positif du pouvoir, sur le symbole que porte un mot passe-partout : « innovation ». Qu’est-ce à dire ? Comment un processus lent et complexe, résultant pour une bonne part de la recherche fondamentale, et donc du hasard, de l’expérimentation et de l’incertitude, peut-il être élevé au rang de principe général de gouvernance ? L’audace peut-elle être commandée en haut lieu ? Cette volonté d’innovation semble bien correspondre à quelque chose comme une injonction paradoxale, telle que définie par le psychologue Gregory Bateson, de l’école de Palo Alto, dans sa théorie de la schizophrénie : « Le paradoxe est un modèle de communication qui mène à la double contrainte ». Exemples : « sois spontané », « sois grand, mon petit » ou… soyons innovants….

Thierry Dominique, « La place des femmes dans la vie associative française », Associathèque, janvier 2008

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Quelques rappels sur la situation du tissu associatif et du bénévolat en France :

IMG_2501Selon des chiffres tirés d’une importante enquête menée sous la direction de Viviane Tchernonog (CNRS/MATISSE), le nombre de personnes engagées dans le bénévolat associatif serait d’environ 14 millions de personnes en 2005. Ce chiffre aurait progressé régulièrement de 3,8% par an depuis 1999. Le taux d’engagement est donc de 28% de la population de plus de 15 ans…

 

Danielle Demoustier, « Note de lecture (à propos de l’ouvrage de J.-F. Draperi) », Recma, 26 X 2011.

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URL : http://recma.org/node/1462

 IMG_2527Dans son dernier ouvrage, J.-F. Draperi ouvre un chantier vaste et stimulant : celui de construire la théorie générale de l’économie sociale et solidaire, défi impossible à relever, selon lui, à partir des approches trop partielles. L’économie sociale est trop insérée dans l’économie capitaliste, même si certaines de ses règles permettent aux hommes d’être « plus vertueux » ; l’économie solidaire restreint le champ de la solidarité économique et l’entrepreneuriat social est trop soutenu par le capitalisme des grandes entreprises. Pour rendre compte des nouvelles pratiques et dépasser l’approche limitée à un ensemblier d’entreprises, l’auteur appelle de ses voeux la reconstruction d’une théorie, ou d’une doctrine, qui l’affirme comme mouvement social susceptible de constituer une alternative, sur la base d’un projet social « qui s’adresse à la société dans son ensemble ». Il sait que cette démarche sera de longue haleine, mais il tente d’en poser quelques jalons….

Dominique Pialot, « L’Économie collaborative est-elle solidaire ? », La Tribune, 18 X 2013, p.6.

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L’état d’esprit des start-up est souvent d’inspiration solidaire, mais ce sont deux mondes différents qui se croisent sans se superposer.

IMG_2530Covoiturage (Blablacar, Carpooling…), autopartage (Buzzcar, Deways, Oui-car), location d’appartements (Airbnb…), mutualisation de machines à laver (La Machine du Voisin), achat groupé de productions locales (La Ruche qui dit oui), financement participatif de concerts ou autres projets artistiques au Nord (MyMajor-Company, Ulule, KissKissBankBank), microcrédits accordés à de petits projets au Sud (Babyloan, Bluebees)… Sous ses multiples facettes, l’économie collaborative est en plein boum. D’après le cabinet Accenture, elle pèserait 350 milliards de $ (266,4 milliards d’€) en 2013….

Emmanuel Antoine (président de l’association Minga), Stéphane Veyer, associé et directeur général de la société coopérative et participative Coopaname), « Pour une économie sociale et solidaire “de combat” », Le Monde.fr, 21 XI 2013.

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Voilà, c’est fait. L’économie sociale et solidaire (ESS) voulait être “reconnue”, elle l’est. Elle souhaitait changer d’échelle : elle en aura les moyens. Les entrepreneurs sociaux voulaient qu’on leur fasse une place sur la photo de famille : ils sont au premier rang.

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Dont acte : le projet de loi sur l’ESS présenté par Benoît Hamon et voté par le Sénat a le mérite d’exister et de proposer des dispositions qui faciliteront la vie desentreprises du secteur.

Il suffirait donc à présent de se fondre dans le cadre institutionnel tracé par la puissance publique et d’y faire prospérer nos entreprises d’ESS en bons développeurs. Mais est-ce bien là ce que nous avions à revendiquer ?….

Mathias Thépot, « ESS, le temps des entrepreneurs sociaux », La Tribune, 18 X 2013, p.5-6.

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[…] Des conceptions concurrentes de l’ESS

IMG_2523Au final, le fait que cette loi instaure une reconnaissance forte du secteur de l’ESS fait consensus chez les acteurs qui l’animent. Mais il n’en reste pas moins que de puissants courants idéologiques s’y dégagent. Les nouveaux venus, les entrepreneurs sociaux, représentés notamment par le mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) en France, ou par Ashoka au niveau européen, prônent un modèle fondé sur l’innovation sociale qui se pérennise grâce à des ressources marchandes et non par le concours des pouvoirs publics. « C’est l’entrepreneuriat au sens de Schumpeter : un entrepreneur porte seul une innovation radicale qui amène le changement et met en mouvement l’économie », explique Jacques Defourny, économiste au Centre d’économie sociale de Liège….

Jean-François Draperi, L’Économie sociale et solidaire, une réponse à la crise ? Paris, Dunod, 2011, p.1-7.

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Jean-François Draperi , L’Économie sociale et solidaire, une réponse à la crise ? Paris, Dunod, 2011, p.1-7.

 PESS Anne 9 IX 2013

Présentation synthétique de l’ouvrage :

Pour concevoir une alternative crédible au capitalisme, il est nécessaire de produire une théorie générale distincte de ce qu’il est convenu d’appeler le libéralisme, articulée autour de trois questions :

  • les conditions et les formes de l’échange réciproque ;
  • les relations entre les collectifs d’économie sociale et solidaire et les autres formes d’économie ;
  • le projet contemporain de l’économie sociale et solidaire.

Voir aussi la note de lecture de Danielle Demoustier sur cet ouvrage