[ L’usine invisible ] des couturières bénévoles et professionnelles se mobilisent

L’Usine Invisible est un collectif de plus de 150 couturier.ière.s, amteur.rice.s ou profesionnel.le.s du Pays d’Auray et alentours, qui travaille à la confection de masques
Cette initiative, trouvant sa source il y a déjà plusieurs semaines, souhaite proposer une solution locale aux nombreux besoins en masques. En premier lieu, ce sont des réponses aux besoins locaux de notre « première ligne » qui ont été proposés.
 
Face à une demande toujours plus importante et notamment une commande émanant des collectivités Morbihannaises (70 à 100 000 masques), le collectif a souhaité se structurer au travers de la création d’une coopérative éphémère – modèle relevant de l’Economie Sociale et Solidaire – accompagnée par le CRIC (Coopérative Régionale d’éducation à l’entrepreneuriat Collectif). Cette structuration permettra une reconnaissance et une indemnisation du travail des couturier.ière.s (2,80€ par masque).
 
Dans un premier temps, les masques confectionnés seront à destination des organisations et professionnel.le.s prioritaires : profesionnel.le.s de santé, lien direct avec le public, public à risques/fragile, etc. 
Si vous faites partie d’une organisation et ou que vous êtes un professionnel.le. prioritaire installé sur le Morbihan, nous vous invitons à prendre contact directement avec votre collectivité locale (mairie, communauté de communes) qui se charge de regrouper et mutualiser les commandes via un lien direct avec l’Usine Invisible 
 
 
Dans un second temps, les masques confectionnés pourront aussi bénéficier au grand public. Nous reviendrons vers vous pour davantage d’informations. 
 
Également, des actions de sensibilisation au port et à l’installation des masques sont à imaginer. Si d’ores et déjà, vous souhaitez participer à ces actions, n’hésitez pas à prendre contact directement avec l’Usine Invisible.  
 
👉 Vous souhaitez en savoir plus : 
 

👉  Vous êtes couturier.ière amteur.rice ou profesionnel.le et vous souhaitez rejoindre le collectif, c’est par ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeHc14aeY9zEiSUwCQBqx-E4JdM_wHAslHcLervgMAiGXYAHw/viewform

 
👉 Les contacter directement : lusineinvisible@gmail.com  

 

Edito avril 2020

Manger, c’est choisir, pas seulement par défaut, et choisir c’est alors assumer sa liberté !

Car l’alimentation engage une multitude de choix, marqueurs de notre liberté.

La liberté de produire selon des critères basés sur nos aspirations et pas seulement sur nos seuls besoins.

La liberté de produire soi-même ou de faire de son acte de consommation, un acte de conviction. Vous voyez certainement où nous voulons en venir !

Depuis le 17 mars nous voici confiné.es.

Avant cette période exceptionnelle,  si particulièreinédite, nous étions nombreuses et nombreux à être convaincu.es de la pertinence  des circuits courts

Les circuits courts c’est quoi ?

Des dispositifs de commercialisation ancrés – on pourrait même dire enracinés – sur un territoire, indissociables de la proximité, de la connaissance et de la confiance. Un système qui permet d’offrir à l’agriculture locale des espaces de distribution : vente directe à la ferme, épiceries, marchés de producteurs, coopératives, AMAP, drives, et depuis quelques temps, sites Internet permettant de commander et de se faire livrer ou de retirer des achats effectués en ligne. Nous pouvons aussi évoquer la restauration, les détaillants, les boulangeries etc…

Car au-delà d’une définition « homologuée » par l’administration qui les circonscrits à la vente directe du producteur au consommateur, ou bien ne faisant appel qu’à un seul intermédiaire, nous pensons que le principe du circuit court est aussi – surtout ? – un principe de gouvernance territoriale reposant sur le respect des milieux et des exigences éthiques qui ne le soumettent pas à la seule quête d’un profit financier.

Actuellement, le repli auquel nous sommes obligés interroge ce que certains pouvaient considérer comme des évidences auxquelles il fallait se résigner et les circuits courts rallient de nouveaux partisans.

Les motivations sont multiples : la santé bien-sûr mais aussi la question sanitaire, l’économie au sens noble et donc la question sociale et territoriale et puis tout simplement le temps que l’on emploie différemment et par exemple la redécouverte du plaisir de cuisiner.

De leur côté, les producteurs locaux s’organisent et de nombreuses initiatives désintéressées et regroupant de multiples « acteurs » (collectivités, associations, volontaires) construisent de nouvelles chaînes de solidarité et d’entraide.

Le local fait face. Ce que nous appelons l’économie sociale et solidaire est à l’œuvre, que l’on s’en revendique ou non, peu importe finalement, ce qui compte c’est l’humain et tout cela nous regarde toutes et tous…

Encore une fois, ESS’entiel Ploërmel revendique qu’il s’agit de politique. Certains préfèrent parler de « vision » ou de « principes » ou encore de « valeurs ». Nous sommes preneurs !

Car si nous découvrons tout à coup ces autres manières d’agir, c’est parce que nous constatons aussi que « la société de consommation » nous a rendus dépendants A grand renfort de culpabilisation, de manipulation, et d’argent… beaucoup d’argent, elle a développé des addictions dont la majorité d’entre nous sommes victimes.

On peut donc considérer que le confinement auquel nous sommes soumis peut relever d’un sevrage volontaire qui nous permettrait de retrouver une importante partie de notre liberté de choisir pour le meilleur, en tout cas pour l’avenir.

[ Appel à candidatures ] Tag 56

Le TAg56 lance son 5ème appel à projets à destination des candidat.e.s souhaitant intégrer la nouvelle promotion de l’incubateur, qui démarrera en septembre 2020 pour une période de 12 mois.

Pour les porteur.euse.s de projet et collectifs d’entrepreneur.e.s ayant un projet d’entreprise socialement innovante.

Pour en savoir plus sur les Tag : cliquez ici !

Une réunion d’information collective se tiendra en visio le 5 mai prochain à 14h, via ce lien : https://zoom.us/j/6508879618

Les inscriptions à la réunion d’information se font auprès d’Esther (accompagnement@tag56.bzh) pour les projets sur les territoires de Vannes, Auray, Ploërmel

Et par là :  le lien pour candidater.

Date limite de candidature : le 7 juin 2020 à minuit (la date est susceptible d’être modifiée en fonction de l’évolution du contexte sanitaire).

[ Du Charbon et des Hommes ] « Il était une fouée » : le film !

Vous souvenez-vous ? En septembre et octobre 2019, une équipe d’habitants passionnés d’histoire a tenu un pari un peu fou : produire du charbon en utilisant la méthode de « la fouée ». Se relayant sur le site de Beauvais à Paimpont, bénévoles et professionnels nous ont proposé par le biais d’ateliers, de conférences et de démonstrations, de plonger dans le passé des charbonniers.

Ils nous proposent aujourd’hui le film de cette belle aventure, en attendant de nous retrouver pour le découvrir au cinéma!

 » Je souhaite que ce documentaire « Du Charbon et des Hommes » puisse vous apporter un peu de réconfort durant la période difficile que nous vivons.
Le lien de visionnage :
https://youtu.be/V6TtcgrD9TM
Vous pouvez bien sûr partager ce lien avec qui vous voulez, sur vos réseaux etc, en précisant toujours une chose essentielle : ceci se regarde dans le noir.« 

Soutien aux maraudes d’Utopia 56 Rennes [Covid-19]

Dans le cadre de la crise sanitaire qui s’abat sur tout le territoire et notamment à Rennes, l’association Utopia 56 a besoin de votre soutien pour continuer à faire des maraudes quotidiennes. Il reste encore de nombreuses personnes à la rue malgré le confinement. Leur mise à l’abri incertaine rend leur survie d’autant plus difficile que de nombreuses associations ont dû fermer leurs portes le temps de la quarantaine. Dans ce contexte, les équipes d’Utopia 56 Rennes ont décidé d’intensifier leurs maraudes et ont donc besoin de votre aide pour pouvoir continuer à assurer les stocks d’eau, de nourriture, de couvertures et de produits d’hygiène afin de les redistribuer aux personnes en situation de grande précarité.

Pour aider : http://www.utopia56.com/fr

Pour faire un don : https://www.helloasso.com/associations/utopia56/collectes/soutien-aux-maraudes-d-utopia-56-rennes-covid-19

Les dispositifs de soutiens pour les associations et les structures de l’ESS

Plusieurs plateformes et sites internet présentent les dispositifs mis en place au niveau national et régional pour tenter de répondre, au fur et à mesure qu’elles se présentent, aux difficultés auxquelles la plupart des structures de l’ESS sont confrontées.

Le réseau des pôles ESS bretons et la CRESS Bretagne effectuent un travail de veille à ce niveau,  voici quelques liens vers des sites repérés : 

La page dédiée sur le site de la CRESS Bretagne mise à jour très régulièrement avec les dernières informations à disposition pour les entreprises ESS bretonnes.

La page dédiée sur le site du Mouvement associatif concernant le secteur associatif

Le Haut-Commissariat à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’Innovation sociale a mis en ligne une Cellule de liaison ESS – Covid-19 actualisée régulièrement. Cette cellule a pour but de recenser les mesures et informations à destination des entreprises de l’ESS dans le contexte de l’épidémie de Covid-19.

Questionnaire : Covid-19, quels impacts sur votre association ?

Covid-19, quels impacts sur vos associations?

Le mouvement associatif a mis en place une enquête flash afin « d’analyser les impacts humains et économiques des circonstances actuelles, sur la situation des associations ; de préciser les moyens qui leur permettraient, à court et moyen terme, de les limiter. ». Les informations récoltées pourront ensuite être remontées par le Mouvement Associatif aux autorités publiques.

Répondre au questionnaire via ce lien : enquetesv2.recherches-solidarites.org/detail/COVID-19/

Dans ce contexte particulièrement difficile, le Mouvement Associatif réaffirme les valeurs qui fonde le monde associatif : solidarité, engagement, confiance, créativité… La crise actuelle va permettre d’inventer de nouveaux modes d’action et de partage, de nouvelles solidarités, pour lesquelles les associations seront au rendez-vous.

 

Du contenu en commun [les éditions du commun]

Le Pôle ESS’entiel Ploërmel salue l’initiative des éditions du commun ! Et pour que cela dure, abonnez-vous !

Des textes mis en ligne en intégralité :

Ces derniers jours, vous avez pu voir affluer sur l’internet de nombreuses propositions de contenu, de films, de séries à voir, ainsi que divers conseils ou suggestions pour faire « passer le temps ».
À notre échelle, nous avons également décidé de vous proposer des choses à lire et/ou à écouter pendant cette période de confinement, afin de contribuer à vous la rendre la plus supportable possible !
L’ensemble des contenus proposés ci-dessous est entièrement gratuit.

La communale, Marc Faysse (04/2019)

La Communale est un récit de vie, entre réel et fiction. Un parcours militant, radical. Une fureur de vivre portée au creux du ventre comme une charge explosive. Des choix comme des tickets de sortie que l’on brûle. Le combat et les questionnements d’une jeunesse contre un capitalisme débridé.
Que vous n’ayez pas encore lu ce premier roman de Marc Faysse, que vous souhaitiez le relire, ou encore le faire découvrir à quelqu’un, n’hésitez pas ! Il est désormais disponible et prêt à lire sur notre site.

Le travail du commun, Pascal Nicolas-Le Strat (02/2016)

Premier livre publié aux éditions du commun, ce texte explore plusieurs des questions qui s’ouvrent lorsque le commun est mis au travail. Comment instituer démocratiquement un commun ? Comment se décaler par rapport aux modèles dominants et rouvrir nos imaginaires ?
Toujours d’actualité (et même plus que jamais !), il témoigne de la volonté de faire ensemble, volonté indispensable à une vie plus juste et plus égalitaire, à tous les niveaux de nos vies.
Nous vous le proposons dorénavant en format epub du livre (qui apporte un confort de lecture supérieur au PDF) sur le site des éditions.

L’art de conter nos expériences collectives, Benjamin Roux (11/2018)

Nous vivons une époque qui accapare notre attention : les informations emplissent nos quotidiens, laissant éclater sous nos yeux une « guerre des récits », menée à grands renforts de storytelling.
L’auteur de ce texte pose un regard singulier sur les récits d’aujourd’hui, notamment pour propager cet « art de conter » dont le philosophe Walter Benjamin constatait déjà la disparition au début du XXe siècle. Pour tenter de comprendre pourquoi ces histoires alternatives peinent à nous parvenir, il part à la rencontre de dix collectifs expérimentant des rapports sociaux, politiques et des solidarités décalés des normes dominantes.
 Depuis sa publication papier, le livre de Benjamin Roux est également disponible en PDF ici.

Nous avons plus que jamais besoin de nos lecteur.rices et de leur soutien, et décidons donc de laisser ouverte notre campagne d’abonnement, qui nous assure une trésorerie indispensable. Nous vous invitons à en parler autour de vous, voire à y souscrire si vous en avez les moyens, et encore merci à celles et ceux qui s’y sont abonné·es !

 

[ Émissions participatives confinées ! ] Timbre FM

N’hésitez pas à participer, tout le monde est bienvenue dans nos « chroniques des confins » (toutes les infos ici : https://timbrefm.fr/les-emissions/chroniques-des-confins/ ).

Les « Chroniques Des Confins » vous sont grandes ouvertes et n’attendent que votre participation !

Envoyez-nous des poèmes, des textes, des billets d’humeur, des correspondances, des productions sonores, des morceaux de musique, des coups de gueule, des coups de cœur, des témoignages de ce que vous êtes en train de vivre… Bref tout ce qui vous passe par la tête et par les tripes durant ce confinement, qui malheureusement risque de durer. Exprimez-vous à l’antenne, même si c’est à distance ! Tout ce que vous nous enverrez intégrera cette émission participative confinée : à l’antenne sur le 106.6 MHz (sur le pays de Guer) et en ligne sur le site de Timbre FM (www.timbrefm.fr) !

Alors c’est très simple, vous avez 4 choix (privilégiez des formats assez courts, quelque soit le choix) :

  • vous nous envoyez des enregistrements que vous avez fait de chez vous (par wetransfer, par exemple) – timbrefm@gmail.com
  • vous nous envoyez par mail des textes, des poèmes, des correspondances que nous lirons pour vous – timbrefm@gmail.com
  • vous enregistrez vous-même ce que vous voulez sur le répondeur téléphonique de la radio au 02.97.75.95.53
  • vous nous envoyez des musiques que vous venez de créer chez vous, ou simplement des demandes de morceaux que vous aimeriez entendre à la radio !

A vos envies, à vos idées !

Dès que nous aurons reçu de la matière de votre part, nous commencerons les diffusions (nous vous tiendrons au courant des créneaux horaires).

Courage à tous et toutes ! Prenez soin de vous et de vos proches et restez chez vous !!

On pense à vous !

Timbre FM

Édito mars 2020 : Qui aurait pu penser ?

Qui aurait pu penser ? Mais tout le monde bien sûr !

Qui aurait pu imaginer la situation dans laquelle notre pays, sa population comme par toute la planète, se découvrent depuis un peu plus d’une semaine ?

Quelques écrivainNEs de science-fiction l’avaient fait bien entendu mais ce n’était pas pour de vrai…

Faut-il que nous soyons ainsi reclus, menacés par un ennemi que nous ne voyons même pas pour nous rappeler les alarmes exprimées depuis des décennies ?

On faisait l’autruche, comme disaient nos grands-mères. On n’y croyait pas ou plutôt on ne voulait pas y croire parce que cela remettait en cause le bel ordonnancement d’un modèle d’efficacité qui s’était imposé sur toute la planète et soumettait tout à son règne.

Même si certains évoquent la possibilité que le virus qui nous agresse aujourd’hui soit le fruit de quelques folles manipulations de laboratoire, cette option ridicule n’invalide même pas le constat : c’est bien la nature qui manifeste sa puissance et nous rappelle notre place, notre dépendance.

Le confinement auquel nous sommes toutes et tous réduits incite à la réflexion et peut-être aussi à quelques salutaires prises de conscience.

Quand ce temps sera derrière nous, saurons-nous ne pas oublier ce que nous avons (re)découvert ?

Et notamment qu’à certaines échelles, on perd prise :

L’exploitation forcenée et irresponsable des ressources naturelles fait surgir les plus graves des dangers sanitaires.

Les villes et plus encore les métropoles concentrent les énergies et aussi les plus néfastes.

Les pièces pour réaliser une voiture viennent de 30 pays différents et s’il en manque une seule, c’est toute la production qui est bloquée et qu’il suffit d’un « grain de sable » pour désorganiser la globalisation.

Que nous sommes toutes et tous dépendants :

Les petites unités sont plus résilientes que les grandes.

La proximité est moteur de solidarité.

L’isolement des personnes âgées risque de leur être plus fatal que le virus lui-même.

Il est des gens qui n’ont même pas de refuge.

Que ce que l’on appelle maintenant l’économie s’est coupée de la vie :

Les premières alarmes sont venues du secteur boursier qui pourtant ne nous parlait pas de la potentielle disparition de millions d’êtres humains mais de faillites parce que nos sociétés, devenues financières et spéculatives, n’y survivraient pas.

Qu’un déficit ne peut être un absolu car il est toujours relatif, que l’indispensable et l’essentiel ne sont pas que des adjectifs et qu’ils doivent être raisonnés :

Particulièrement pour la santé et sa prise en charge par un service public proche et revalorisé mais aussi, plus largement, tous ceux qui prennent soin de missions qui n’ont pas de prix.

Mais aussi, saurons-nous nous souvenir qu’en ces jours :

On a (ré)entendu le chant des oiseaux.

En quelques semaines, la pollution aérienne semble fortement diminuée.

En quelques jours, l’eau des canaux de Venise et sa faune paraissent régénérées.

On a pu comprendre qu’être ensemble est une chance mais aussi une nécessité.

Oui, nous vivons une crise et on peut se demander s’il est important de savoir si elle est ou non plus grave que les précédentes.

Par contre, il est déterminant de se rappeler l’étymologie de ce mot et le verbe grec krinein qui signifie séparer, choisir, juger ou décider. La krisis désignait donc le choix et c’est à l’évidence notre mission dans la crise présente.