[ Recherche d’associé .e.s ] Ferme permacole en développement

Dans un joli petit hameau du sud-Vendée, ancien Prieuré du XIème siècle à Foussais-Payré.

Activités actuelles :
– un atelier paysan-boulanger en bio installé depuis 2013 : 1 jour de boulange/semaine à 2
fournées pour un total d’environ 180 kg de pain/semaine, brioches au levain, vente en direct et
marché, boutiques, circuits courts… 3 ha de blés anciens produits actuellement ;
– un atelier ferme-auberge en couveuse sur l’association : petite restauration sucrée/salée sur place 1
soir/semaine, transformation et stérilisation des produits de la ferme, expérimentation de l’atelier
restauration lors d’évènements ponctuels, potentialités d’hébergement à l’étude, rénovation de
chambres et dortoirs planifiés à l’été 2020, affinage du prévisionnel économique en cours ;
– des activités mutualisées autour de l’autonomie alimentaire : 1000 m2 de jardin, petits fruits,
verger, vignes, cueillette sauvage, petit élevage de poules pondeuses, canards, 3 chèvres, 1 âne et 1
cheval de traction, 5 ruches, élevage de vache.s/cochon.s à l’étude…
– diverses animations portées par l’association du Priouté, dont l’objet est de promouvoir la
permaculture : événements culturels (concerts, soirées jeux, projection de films, etc.), accueil de
woofeurs, couveuse d’activités, éducation à l’environnement, etc.
– un tiers-lieu en développement sur le lieu : insertion, accueil, formation de publics variés

Nous recherchons :
Au vu des perspectives de développement de l’activité agricole et du tiers lieu et du fait des projets de
chacun, nous recherchons une force de travail représentant au moins deux équivalent temps plein, de préférence partagée à plusieurs personnes (la notion de temps plein étant difficilement compatible avec notre démarche permacole)*. Les champs d’activité concernés sont les suivants :
Administratif : gestion, comptabilité, secrétariat sur l’entreprise ;
Vente : vente à la ferme et sur les marchés, livraisons, commandes, etc. ;
Restauration : développement d’un atelier ferme-auberge, transformation produits de la ferme ;
Hôtellerie : accueil en chambres d’hôtes et camping à la ferme ;
Animation du tiers-lieu : administration de l’association, programmation culturelle, animation de
réseau, etc.
Maintenance : maintenance de bâtiment (électricité, plomberie, soudure, etc.) et matériel agricole ;
Nous sommes ouverts à la création d’autres activités.
*Les modalités financières pour débuter l’intégration du lieu seront à fixer ensemble, nous ne recherchons pas de salarié mais bien des associés.

Pour plus de renseignement, nous contacter par mail : leprioute@outlook.fr, par téléphone : 02 51 50 44 90, ou par écrit : Le fournil du Prieuré, le Prieuré de Payré, 85240 Foussais-Payré ;
Site internet : leprioute.org

[ Un coffret cadeau local ] La bonne idée du Galais !

Vous souhaitez soutenir le commerce local, et plus particulièrement en ce temps de « reprise« ? Voici une occasion parfaite ! Depuis plusieurs mois, l’équipe d’animation de la Monnaie Locale Complémentaire Le Galais travaille à la mise en circulation d’un coffret cadeau à utiliser auprès de prestataires et commerçants locaux. Il sera disponible à partir du 2 juin prochain.

 » Enfin nous osons lancer le Coffret Galais (…), il vous ouvrira les portes de 43 professionnels qui vous proposent plus de 140 offres originales, locales, solidaires et éco-responsables. Lancement prévu le 2 juin, vous pouvez l’acheter directement sur la boutique du Galais ou sur vos marchés préférés dès que nous pourrons à nouveau nous y rendre. »

Pour en savoir plus sur la philosophie du Galais, rendez-vous sur www.monnaie-locale-ploermel.org

[ LE LOCAL ] Coopérative alimentaire citoyenne à Guer

Portée par l’équipe de l’AMAP de Guer, l’aventure a commencé !
Il sera bientôt proposé une réunion publique afin de présenter le projet, pour autant les travaux ont repris et les étagères du Local vont bientôt pouvoir se remplir. L’ouverture est prévue  en juin avec les adhérent.e.s qui souhaitent se lancer !
 
Les principes du Local sont simples:
  • Chaque famille qui souhaite adhérer doit régler une cotisation annuelle conseillée de 30€ (15€ pour cette année) qui permet de couvrir les frais fixes de la coopérative. Cette participation est laissée au libre choix des adhérent.e.s en fonction de leur possibilités.
  • Les adhérent.e.s vont ensuite créditer leur compte d’une somme (50€, 100€, 200€…) qui leur permettra de venir chercher des produits le vendredi soir de 17h à 20h. Ces sommes rassemblées permettent à la coopérative de payer les fournisseurs à la commande.
  • Les produits secs sont disponibles en libre service et les produits frais sur commande (à compléter d’une semaine sur l’autre).
  • Les prix pratiqués sont sans marge pour la coopérative car celle-ci fonctionne grâce au bénévolat de ses adhérents (2h en moyenne par mois en fonction des possibilités)
Si vous (ou des ami.e.s) êtes intéressé.e.s, contactez le local : amapourtous@gmail.com / 06 59 35 18 40
 
A bientôt au Local!

[ COVID-19 ] Ressources et bonnes pratiques pour associations et élus locaux

L’ODAS (Observatoire national de l’action sociale) recense actuellement les « bonnes pratiques » pour la gestion de la crise « COVID-19 » ainsi que des ressources pouvant être utiles aux associations et élus locaux. L’ensemble est consultable sur le lien suivant : https://odas.net/actualites/covid-19-bonnes-pratiques-et-ressources

Parmi le très grand nombre d’initiatives référencées, qui sont réellement mises en place dans certaines communes, nous en relevons quelques-unes associant collectivités territoriales et associations… Tiens, nous pourrions appeler cela : Partenariat Public Privé ! …

Rompre l’isolement :

  • Créer une rubrique dédiée à l’entraide sur le site internet de la collectivité pour permettre aux habitants de découvrir comment soutenir les plus fragiles, via des appels aux dons ou au bénévolat, aux dons de sang, des plate-formes de soutien entre voisins, etc.

  • Permettre aux équipes des lieux d’accompagnement à la parentalité de proposer une écoute et un accompagnement téléphonique aux parents.

  • Accompagnement psychologique, familles endeuillées, soutien aux professionnels de santé et autres professionnels assurant les fonctions du quotidien : mettre en place des plateformes téléphoniques d’écoute assurées par des infirmiers, psychologues et psychiatres en lien avec les centres hospitaliers, les ARS, les associations locales… Favoriser également la mise en lien avec des professionnels indépendants volontaires (psychologues, thérapeutes…).

Aider :

  • Pour aider les personnes qui ne disposent pas d’un ordinateur ou d’imprimante, mettre à disposition des attestations (chez les commerçants, en libre-service sur la voie publique, dans les cages d’escalier).

  • Maintenir les épiceries solidaires avec un système de paniers avec portage à domicile par des agents de la collectivité et des associations porteuses.

  • Mettre en place des ventes ponctuelles sur différents lieux de la commune réunissant au maximum trois producteurs (pas d’autorisation nécessaire).

  • La Commune peut proposer aux habitants de centraliser les besoins en courses et de les effectuer. Pour le paiement, l’élu fait inscrire la dépense sur le compte de la Commune ouvert dans le commerce local, les habitants règlent par chèque à l’ordre du Trésor Public.

Action culturelle :

  • Donner un accès gratuit aux médiathèques numériques des Départements et communes : Livres à télécharger ou en streaming, presse en ligne, films, jeux…

  • Les Archives départementales et communales peuvent également lancer un appel aux citoyens passionnés d’histoire et de photographie, afin qu’ils apportent leur connaissance en ligne. En effet, les collections des archives comptent souvent de très nombreux documents parvenus sans contexte, ni datation, localisation ou même parfois auteur connu. Un bon moyen, en cette période de confinement, de faire collaborer le service des Archives et ses publics.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de l’ODAS , et si vous souhaitez en discuter n’hésitez pas à nous contacter : 06 41 54 85 76 – contact@essentiel-ploermel.fr

Entretien : Le Garde-Manger à Augan

Le Garde-Manger : épicerie de proximité à Augan. Entretien avec Matthieu et Marion, salarié.es, associé.es

Ouvert le 9 juillet 2010, le Garde-Manger est une des activités de la SCIC1 Le Champ Commun à Augan. Ni épicerie de « dépannage », ni épicerie « spécialisée », le Garde-Manger se veut un « commerce normal » qui s’adresse au maximum de personnes et pour cela propose aussi bien des produits bios et locaux, que des produits dits « conventionnels » puisque l’idée est de répondre aux besoins des habitants.

Avez-vous noté des changements dans l’activité du Garde-Manger depuis le début du confinement ?

Nous accueillons de nouveaux clients qui découvrent une épicerie de proximité mais surtout nous remarquons que nos clients réguliers font des courses plus importantes. Comparée à notre activité habituelle il y a une nette augmentation des achats. En particulier de produits frais, d’œufs, farines etc… Il y a selon nous plusieurs raisons à cela. D’abord, le fait que toute la famille prend ses repas à la maison en raison du confinement, et dans certaines familles, les enfants étudiants ou jeunes adultes sont rentrés chez leurs parents pour traverser cette période de confinement. Durant les premiers jours, les achats pouvaient être qualifiés de « courses de survie » ! Produits secs, d’hygiène… et oui le papier toilette ! A mesure que les semaines passent , les usagers se tranquillisent . D’un climat tendu fait de situation émotionnellement compliquée nous sommes passés à une certaine routine de confinement , nous constatons que la majorité des clients respectent le confinement, font majoritairement leurs courses une fois par semaine et achètent principalement des produits à cuisiner, car ils ont aussi plus de temps, Il se renoue probablement quelque chose dans le rapport à l’alimentation. Nous faisons le maximum pour maintenir nos rayons aussi remplis que d’ordinaire même si nos ventes ont augmentées et sont irrégulières, nous n’avons jusqu’à présent aucun problème d’approvisionnement par nos fournisseurs et constatons très peu de rupture. La seule baisse que nous remarquons est sur la vente d’alcool sûrement en raison de l’impossibilité d’organiser des soirées festives, barbecues et autres… désormais depuis vendredi 17 Avril la vente d’alcool issue de la distillation est interdite par arrêté préfectoral , seuls la bière , le vin et le cidre restent autorisés à ce jour .

On note de la solidarité entre les gens, de plus en plus de personnes font aussi les courses pour leurs voisins. Il nous arrive de préparer et de livrer des commandes pour des personnes âgées ou des personnes très à risque ; la décision est discutée au cas par cas en équipe épicerie quand il y a une demande .

Avez-vous pris des mesures particulières dans l’organisation du travail et l’accueil des clients ?

Avant toute chose, nous avons fait en sorte que chacun puisse s’exprimer et que soient prises en comptes les craintes éventuelles, les possibilités par rapport à la situation familiale, car même si pour toute l’équipe il y avait comme une évidence à continuer il est vrai que psychologiquement il plane un sentiment de prise de risque permanent. On se réinterroge régulièrement, on vérifie que personne ne se sent en danger ou ne se retrouve en difficulté. Et pour cela en effet, nous avons adapté notre organisation. Dès le début du confinement , nous avons modifié nos horaires ( de 9h à 18h sans interruption , tous les jours ; fermé le jeudi et le dimanche ) pour inciter au confinement et pour ne pas nous exposer plus que nécessaire. Nous avons installé devant l’épicerie un évier avec du savon, chaque client se lave les mains avant de rentrer et en ressortant (il y a aussi du gel hydro-alcoolique à disposition dans l’épicerie), nous limitons l’accès à 5 personnes à la fois dans le magasin et pour cela un membre de l’équipe ou un.e associé.e de la coopérative accueille et fait patienter les client.es à l’entrée. Cela permet aussi de discuter davantage avec nos clients , de prendre des nouvelles ; d’une certaine manière , cela nous rapproche ! Nous avons aussi fait des marquages au sol pour aider à respecter les distances, et nous avons réaménagé les espaces pour qu’il y ait davantage de place pour circuler. Nous portons des masques, nous utilisons des gants, nous désinfectons régulièrement les poignées de portes et le TPE ainsi que les autres surfaces , nous nous lavons les mains entre chaque client.e…

Qu’est-ce qui vous semble aidant ou qui pourrait vous aider ? Avez-vous eu des contacts avec les collectivités locales ou des institutions ?

Ce qu’on apprécie ce sont bien sûr toutes les marques d’attentions et de sympathie de la part des clients, des associés et des collègues qui se trouvent au chômage technique2. On nous a fabriqué et offert des masques, on nous en a également donné , on nous fait la cuisine pour le déjeuner, on nous offre des gâteaux , des brins de muguet … et beaucoup de clients nous remercient de rester ouverts. Ces attentions nous touchent vraiment.

Nous avons contacté tous nos partenaires fournisseurs, qu’ils soient petits producteurs ou grossistes, pour leur faire part de notre situation et de nos réalités économiques ( le bar , restau , auberge étant fermés ) et surtout de permettre l’ouverture du dialogue et entendre leurs réalités également . Un certain nombre d’entre eux ont accepté de décaler le paiement de leurs factures .

Par ailleurs , nous sommes étonnés du silence des collectivités locales.

Pour le moment ça va, si la situation reste stable nous pourrons durer en nous adaptant et essayant de transformer cette période particulière de façon constructive. Profitons-en pour modifier durablement nos façons de travailler et de consommer . Il est urgent de réagir et de nous relocaliser . Il est toutefois difficile aujourd’hui de savoir comment les autres activités de la coopératives vont redémarrer et retrouver leur stabilité fragile, ce qui est pour le Champ Commun source d’ inquiétude.

1Société Coopérative d’Intérêt Collectif

2Les autres activités de la coopérative sont à l’arrêt : restaurant, auberge, bar, salle d’activité

Témoignage : Les Ecotones à Guer

Installés depuis 2011, nous produisons du lait de vache en agriculture biologique. Nous transformons une partie du lait sur la ferme en produits frais (yaourts, riz au lait, fromage blanc, crème, beurre). Nous sommes 2 associés dans un GAEC et 3 salarié-e-s travaillent sur la ferme représentant 1,7 équivalent temps plein.

Pourquoi ce statut ?

Par choix de cohérence, pour nourrir les habitants dans la diversité de leur modes d’alimentation, au plus près de chez eux. Nos débouchées sont diversifiés et très locales : tout sauf la grande distribution, dans un rayon de 25 km.

  • Vente directe : à la ferme, marché, Amap, réseau de consommateurs, dépôt vente sur autres fermes, Internet (déposant à Clic ta berouette)
  • 10 magasins : épiceries, magasins spécialisés, magasins de producteurs :
  • restauration collective
  • restaurants
  • artisans

Quels changements notez vous depuis le début du confinement ?

A l’annonce du confinement, plusieurs questions se sont posées  :

  • Quel rôle dans l’alimentation quotidienne des habitants ?
  • Quelle évolution de la consommation dans les magasins et en vente directe ?
  • Quel impact sur l’activité avec les débouchées supprimées (restauration collective en grande partie, restaurants, marché) ?
  • Quelle main d’œuvre disponible sur la ferme par rapport à la garde d’enfants, quelle souplesse de planning ?
  • Quelle capacité de production ? Quelle réorganisation ? Quel besoin en main d’œuvre et quelle part de chômage partiel ?
  • Comment limiter les risques de transmission sur la ferme ? Quelles craintes sur les livraisons et les contacts humains ?

Pour répondre à ces interrogations, nous avons échangé en interne et la première semaine a permis de caler une organisation.

Cela dit nous avons perdu 25 % de notre activité en transformation du lait, mais ce n’est pas vraiment un problème car nous ne transformons habituellement pas tout et du lait est collecté toute l’année vers les circuits longs.

Il a fallu parer à l’arrêt du marché de Guer et déplacer la vente à la ferme en se regroupant entre producteurs sur une ferme, tout en continuant à dialoguer avec la mairie pour inciter à la remise en place du marché sous dérogation comme l’Etat l’incite.

La chance de notre système de vente dans cette situation, c’est tout le réseau de magasin. Ils sont tous mobilisés pour maintenir leur service à la population et continuer à vendre nos produits. Cela ne nous a pas demandé de mise en place particulière, à part d’ajuster les livraisons à la hausse des consommations.

Les livraisons se sont également fortement développées sur Internet avec Clic ta berouette.

A côté de cela, il y a eu toute la masse d’informations extérieures reçues des différents partenaires, institutions et syndicats sur toutes les mesures qui se sont mises en place : règles de travail, aides économiques, débouchés possibles, vente à la ferme possible ou pas, marché – pas marché – marché sur dérogation demandée par les maires.

Nous avons mis en place les différentes mesures économiques : report d’échéances de prêt, chômage partiel.

En parallèle nous suivions les discours de l’Etat qui a mis un peu de temps avant de mettre en valeur l’évidente mobilisation de la filière alimentaire dans cette crise. Toutes les mesures ne sont pas encore calées nous l’espérons. Le ministre de l’agriculture a annoncé le 16 avril la prise en charge du coût d’une journée de remplacement pour les agriculteurs qui doivent garder leurs enfants suite à la fermeture des crèches et des écoles à cause de l’épidémie de Covid-19. Nous attendons le décret en espérant que le salariat direct de la ferme qui compense l’arrêt d’un agriculteurs puisse être pris en compte.  En effet, les assurances qui, en temps normale, nous couvrent en cas d’arrêt maladie pour compléter les indemnités MSA (600 euros par mois) et prendre en charge une partie des frais de remplacement ne fonctionnent pour l’instant pas pour la garde d’enfants.  

La solution de permettre à ses enfants d’être prioritaires pour aller à l’école avec les enfants de soignants n’est peut être pas la meilleure solution. En effet, pour continuer à pouvoir travailler pour nourrir les habitants et ne pas leur transmettre le virus lors des relations de livraison ou de marché, il est plus raisonnable de limiter notre potentiel contamination via les enfants.

Comment et sur quoi pourrions-nous – habitants, politiques, autres structures locales – vous soutenir aujourd’hui ? Et à l’avenir?

La volonté et l’accompagnement des mairies pour mettre en place des marchés avec les règles sanitaires édictées par L’État est importante. Les habitants ont leur rôle à jouer en respectant bien les règles pour les marchés ré ouverts, et en incitant les mairies qui n’ont pas encore mis en place ces marchés à se mobiliser.

Il faut continuer à augmenter ses courses au plus près de chez soi, dans les épiceries locales.

Le rôle de ces épiceries locales est vraiment important. Elle mérite une reconnaissance forte et accompagnement régulier dans le temps par les collectivités locales, pour celles dont ce n’est pas encore le cas.

Et pour finir…

Merci aux consommateurs fidèles et nouveaux et à tous les partenaires qui se mobilisent pour cette alimentation locale.

[ L’usine invisible ] des couturières bénévoles et professionnelles se mobilisent

L’Usine Invisible est un collectif de plus de 150 couturier.ière.s, amteur.rice.s ou profesionnel.le.s du Pays d’Auray et alentours, qui travaille à la confection de masques
Cette initiative, trouvant sa source il y a déjà plusieurs semaines, souhaite proposer une solution locale aux nombreux besoins en masques. En premier lieu, ce sont des réponses aux besoins locaux de notre « première ligne » qui ont été proposés.
 
Face à une demande toujours plus importante et notamment une commande émanant des collectivités Morbihannaises (70 à 100 000 masques), le collectif a souhaité se structurer au travers de la création d’une coopérative éphémère – modèle relevant de l’Economie Sociale et Solidaire – accompagnée par le CRIC (Coopérative Régionale d’éducation à l’entrepreneuriat Collectif). Cette structuration permettra une reconnaissance et une indemnisation du travail des couturier.ière.s (2,80€ par masque).
 
Dans un premier temps, les masques confectionnés seront à destination des organisations et professionnel.le.s prioritaires : profesionnel.le.s de santé, lien direct avec le public, public à risques/fragile, etc. 
Si vous faites partie d’une organisation et ou que vous êtes un professionnel.le. prioritaire installé sur le Morbihan, nous vous invitons à prendre contact directement avec votre collectivité locale (mairie, communauté de communes) qui se charge de regrouper et mutualiser les commandes via un lien direct avec l’Usine Invisible 
 
 
Dans un second temps, les masques confectionnés pourront aussi bénéficier au grand public. Nous reviendrons vers vous pour davantage d’informations. 
 
Également, des actions de sensibilisation au port et à l’installation des masques sont à imaginer. Si d’ores et déjà, vous souhaitez participer à ces actions, n’hésitez pas à prendre contact directement avec l’Usine Invisible.  
 
👉 Vous souhaitez en savoir plus : 
 

👉  Vous êtes couturier.ière amteur.rice ou profesionnel.le et vous souhaitez rejoindre le collectif, c’est par ici : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeHc14aeY9zEiSUwCQBqx-E4JdM_wHAslHcLervgMAiGXYAHw/viewform

 
👉 Les contacter directement : lusineinvisible@gmail.com  

 

Edito avril 2020

Manger, c’est choisir, pas seulement par défaut, et choisir c’est alors assumer sa liberté !

Car l’alimentation engage une multitude de choix, marqueurs de notre liberté.

La liberté de produire selon des critères basés sur nos aspirations et pas seulement sur nos seuls besoins.

La liberté de produire soi-même ou de faire de son acte de consommation, un acte de conviction. Vous voyez certainement où nous voulons en venir !

Depuis le 17 mars nous voici confiné.es.

Avant cette période exceptionnelle,  si particulièreinédite, nous étions nombreuses et nombreux à être convaincu.es de la pertinence  des circuits courts

Les circuits courts c’est quoi ?

Des dispositifs de commercialisation ancrés – on pourrait même dire enracinés – sur un territoire, indissociables de la proximité, de la connaissance et de la confiance. Un système qui permet d’offrir à l’agriculture locale des espaces de distribution : vente directe à la ferme, épiceries, marchés de producteurs, coopératives, AMAP, drives, et depuis quelques temps, sites Internet permettant de commander et de se faire livrer ou de retirer des achats effectués en ligne. Nous pouvons aussi évoquer la restauration, les détaillants, les boulangeries etc…

Car au-delà d’une définition « homologuée » par l’administration qui les circonscrits à la vente directe du producteur au consommateur, ou bien ne faisant appel qu’à un seul intermédiaire, nous pensons que le principe du circuit court est aussi – surtout ? – un principe de gouvernance territoriale reposant sur le respect des milieux et des exigences éthiques qui ne le soumettent pas à la seule quête d’un profit financier.

Actuellement, le repli auquel nous sommes obligés interroge ce que certains pouvaient considérer comme des évidences auxquelles il fallait se résigner et les circuits courts rallient de nouveaux partisans.

Les motivations sont multiples : la santé bien-sûr mais aussi la question sanitaire, l’économie au sens noble et donc la question sociale et territoriale et puis tout simplement le temps que l’on emploie différemment et par exemple la redécouverte du plaisir de cuisiner.

De leur côté, les producteurs locaux s’organisent et de nombreuses initiatives désintéressées et regroupant de multiples « acteurs » (collectivités, associations, volontaires) construisent de nouvelles chaînes de solidarité et d’entraide.

Le local fait face. Ce que nous appelons l’économie sociale et solidaire est à l’œuvre, que l’on s’en revendique ou non, peu importe finalement, ce qui compte c’est l’humain et tout cela nous regarde toutes et tous…

Encore une fois, ESS’entiel Ploërmel revendique qu’il s’agit de politique. Certains préfèrent parler de « vision » ou de « principes » ou encore de « valeurs ». Nous sommes preneurs !

Car si nous découvrons tout à coup ces autres manières d’agir, c’est parce que nous constatons aussi que « la société de consommation » nous a rendus dépendants A grand renfort de culpabilisation, de manipulation, et d’argent… beaucoup d’argent, elle a développé des addictions dont la majorité d’entre nous sommes victimes.

On peut donc considérer que le confinement auquel nous sommes soumis peut relever d’un sevrage volontaire qui nous permettrait de retrouver une importante partie de notre liberté de choisir pour le meilleur, en tout cas pour l’avenir.

[ Appel à candidatures ] Tag 56

Le TAg56 lance son 5ème appel à projets à destination des candidat.e.s souhaitant intégrer la nouvelle promotion de l’incubateur, qui démarrera en septembre 2020 pour une période de 12 mois.

Pour les porteur.euse.s de projet et collectifs d’entrepreneur.e.s ayant un projet d’entreprise socialement innovante.

Pour en savoir plus sur les Tag : cliquez ici !

Une réunion d’information collective se tiendra en visio le 5 mai prochain à 14h, via ce lien : https://zoom.us/j/6508879618

Les inscriptions à la réunion d’information se font auprès d’Esther (accompagnement@tag56.bzh) pour les projets sur les territoires de Vannes, Auray, Ploërmel

Et par là :  le lien pour candidater.

Date limite de candidature : le 7 juin 2020 à minuit (la date est susceptible d’être modifiée en fonction de l’évolution du contexte sanitaire).

[ Du Charbon et des Hommes ] « Il était une fouée » : le film !

Vous souvenez-vous ? En septembre et octobre 2019, une équipe d’habitants passionnés d’histoire a tenu un pari un peu fou : produire du charbon en utilisant la méthode de « la fouée ». Se relayant sur le site de Beauvais à Paimpont, bénévoles et professionnels nous ont proposé par le biais d’ateliers, de conférences et de démonstrations, de plonger dans le passé des charbonniers.

Ils nous proposent aujourd’hui le film de cette belle aventure, en attendant de nous retrouver pour le découvrir au cinéma!

 » Je souhaite que ce documentaire « Du Charbon et des Hommes » puisse vous apporter un peu de réconfort durant la période difficile que nous vivons.
Le lien de visionnage :
https://youtu.be/V6TtcgrD9TM
Vous pouvez bien sûr partager ce lien avec qui vous voulez, sur vos réseaux etc, en précisant toujours une chose essentielle : ceci se regarde dans le noir.«