[Café KAVAZ]

Café Kavaz*  jeudi 6 juin au tiers-lieu PULPE, 9 faubourg Sainte-Anne à Malestroit (10-12h30)

Vous êtes en reconversion professionnelle ou tenté·e de bifurquer ?  Venez partager votre cheminement, exposer vos difficultés, entendre des témoignages, prendre connaissance de dispositifs d’accompagnement… Bref vous inspirer, autour d’un petit kawa !

Inscription > <
* kavaz = « bifurcation » en breton ; )

Contactez-nous pour plus d’infos : 06 41 85 54 70 – contact@essentiel-ploermel.fr

[Le Champ Commun] Rencontre avec la coopérative

Samedi 27 avril au Champ Commun à Augan.

Chaque troisième samedi du mois, de 14h à 17h30,
Le Champ Commun vous propose un temps de rencontre pour tout savoir (ou presque) sur le fonctionnement de la coopérative, son historique, son actualité, ses activités, ses projets, … et rencontrer les gens qui la font vivre au quotidien.

L’inscription est gratuite mais nécessaire à : essaimage@lechampcommun.fr

[Édito d’avril 2024 : un anniversaire oublié !]

Le 21 mars 2024, le soleil et tous les médias fêtaient le retour du printemps mais on oubliait de célébrer un anniversaire qui devrait toutes et tous nous réjouir. Car c’est bien il y a juste 140 ans, le 21 mars 1884, que fut votée une loi essentielle qui précisait dans son article 2 : « Les syndicats ou associations professionnelles, […] pourront se constituer librement sans l’autorisation du Gouvernement ». Dans son article 1er, elle avait préalablement précisé qu’elle abrogeait la loi des 14 et 27 juin 1791. Il s’agissait de la trop oubliée Loi Le Chapelier qui interdit les corporations, le compagnonnage, les coalitions ouvrières et le droit de grève.

Dans un discours présentant le décret sur l’abolition des sociétés populaires, le 29 septembre 1791, Isaac Le Chapelier (avocat rennais et député à l’Assemblée nationale constituante) exprime le fond de ces décisions. « Il n’y a de pouvoirs que ceux constitués par la volonté du peuple exprimée par les représentants […] C’est pour conserver ce principe dans toute sa pureté que, d’un bout de l’Empire à l’autre, la Constitution a fait disparaître toutes les corporations, et qu’elle n’a plus reconnu que le corps social et les individus. […] Il n’y a plus de corporations dans l’État ; il n’y a plus que l’intérêt de chaque individu et l’intérêt général. Il n’est permis à personne d’inspirer aux autres citoyens un intérêt intermédiaire, de les séparer de la chose publique par un esprit de corporation ».

C’est donc au nom de la liberté individuelle, au premier rang de la laquelle, le droit de propriété, que la Révolution récuse et interdit toute expression collective qui ne soit pas issue de l’État. Par des chemins que l’on pourrait penser opposés, c’est bien la même position qu’exprime Margaret Thatcher le 31 octobre 1987 : « La société n’existe pas », il n’y a que des individus.

En France, il aura fallu presque un siècle de luttes et de mobilisations ouvrières pour que l’on vienne à bout de l’interdit institué en 1791 et 110 ans pour que soit ensuite consacrée la liberté associative.  Il y a peut-être lieu de s’interroger sur le fait que cet anniversaire n’ait pas été célébré mais cela peut avoir un lien avec la mise en cause plus large de tous les corps intermédiaires.

De plus, le monde syndical n’est pas homogène et peut même être lieu de conflits. Si c’est bien la défense des travailleurs et des travailleuses, des salariéEs, que la loi de 1884 souhaitait d’abord protéger, des syndicats patronaux étaient envisagés dès l’origine. C’est la même ambiguïté qui est reprise dans l’article 11 du texte européen en date du 8 décembre 1989 et intitulé pourtant « Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs » : « Les employeurs et les travailleurs de la Communauté européenne ont le droit de s’associer librement en vue de constituer les organisations professionnelles ou syndicales de leur choix pour la défense de leurs intérêts économiques et sociaux ».

Syndicats patronaux, il y aurait donc, et pourquoi pas ? Encore faudrait-il qu’ils se présentent comme tels et non comme des mouvements représentant les entreprises. En ce sens, le passage de la dénomination CNPF (Conseil national du patronat français) à MEDEF (Mouvement des entreprises de France) est révélateur.

[Cafés KAVAZ et KALON]

Café Kavaz le mardi 23 avril au Champ Commun à Augan (10-12h)

Vous êtes déjà en reconversion professionnelle ou juste tenté·e de bifurquer ?  Venez partager votre cheminement, exposer vos difficultés, entendre des témoignages, prendre connaissance de dispositifs d’accompagnement… Bref vous inspirer, autour d’un petit kawa !

Café Kalon le jeudi 23 mai à l’Auberge du Gueslin à Saint-Martin-sur-Oust (10-12h)

Vous portez une initiative ou une structure qui relève de l’économie sociale et solidaire ? Venez prendre du recul, faire avancer votre projet, vous rebooster, tout en élargissant votre réseau !

Infos & inscriptions : 06 41 85 54 70 – contact@essentiel-ploermel.fr

[ESS’entiel Ploërmel] Formations courtes

Pour le premier semestre 2024, ESS’entiel Ploërmel vous propose 4 actions de formation :

« Prendre la parole en public pour présenter son projet, son asso »
Lundi 27 mai au Champ Commun à Augan avec 10 Doigts Cie

« Sortir des GAFAM, les bonnes pratiques du numérique »
Mercredi 29 mai (après-midi) au Champ Commun à Augan avec Kaz

« Les bases pour construire son prévisionnel économique et financier »
Mardi 4 au café de la Forge à Guillac et mardi 25 juin à la Fourmilière à Ploërmel 
+
« Rechercher des financements pour mon projet »
Mercredi 5 juin au Café de la Forge à Guillac
avec le Champ commun

Inscriptions > ICI < (sur simple adhésion à prix libre !)
Infos : Cécile – ESS’entiel Ploërmel – 06 41 54 85 70 – contact@essentiel-ploermel.fr

 

[Accompagnement porteurs de projets]

Une idée de projet dans l’Économie Sociale et Solidaire ?

Une demande de financement est en cours pour la programmation d’une formation CREOPSSe à Augan en septembre ! Plus d’infos sur la formation CREOPSSe ICI

Chez nos voisin·es :

Sur Pontivy, l’ADESS propose un « parcours d’émergence » aux porteur·euses de projets engagés sur le territoire. Il s’agit d’ateliers répartis sur 5 vendredis après-midi de mai à juin, pour faire avancer son projet, confronter son idée au regard de professionnelles de l’accompagnement et échanger avec d’autres porteur·euses d’idées. À partir du vendredi 3 mai. Pour plus d’infos : ICI

Du côté de Lorient, TAg56 lance un appel à candidatures aux entrepreneur·euses de l’ESS pour un accompagnement de 6 à 12 mois au sein de l’incubateur (date limite de candidature le 3 juin). Pour plus d’infos, TAg56 organise des réunions d’informations en visio le mardi 23 avril et le jeudi 16 mai.

 

[Assemblée Générale 2024]

Nous vous invitons à participer à l’Assemblée Générale d’ESS’entiel Ploërmel le jeudi 16 mai à partir de 16h30
à la ferme des Écotones
(2 La ville Boscher à Guer)

Au programme :

16h30 Assemblée Générale

18h30 Buffet paysan

19h30 – 21h30 Conférence gesticulée « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Pour une façon politique d’aborder la question de l’alimentation » animée par Mélissa Toscer, Charlie Sauvètre et Cécile Delhommeau

Pour votre adhésion 2024, c’est par ici : CLIC !

Merci de nous confirmer votre participation via ce formulaire

 

[Blablas de l’ESS]

 Attention : il n’y aura pas de Blabla au mois d’avril !

Les Blablas de l’ESS reviendront mercredi 29 mai, sur le thème du numérique libre et local avec l’association Kaz.

Rendez-vous à 19h30 au Champ Commun, à Augan.
Entrée libre.

En attendant, un article à lire au sujet du Blabla de mars :
« Pesticides : face aux poisons, ensemble on est plus forts » paru sur le média Déambulaterre des Déambulateurs 56.

[Édito de mars 2024]

Timothée Duverger a fait paraître en février dernier dans la collection Repères un petit ouvrage intitulé « l’Économie sociale et solidaire ». C’est un écrit à la fois riche et synthétique, passionnant comme les autres publications de l’auteur.

Nous vous proposons aujourd’hui un extrait de cet ouvrage qui nous paraît particulièrement intéressant au moment où l’on parle de plus en plus d’une soi-disant nécessité d’ouvrir l’ESS à des entreprises conventionnelles et les amener ainsi vers des pratiques plus vertueuses.

Il y montre comment se construit ainsi, avec les « entreprises à mission » ou l’idée d’un « capitalisme d’intérêt général », un mouvement de nature à remettre en cause l’ESS elle-même. En tout cas, c’est son engagement politique qui est en fait visé et pour nous qui soutenons l’idée d’une ESS militante, héritière vigilante des luttes qui l’ont fondée, c’est proprement inconcevable.

La loi Pacte (2019) est la première réforme de la définition de l’entreprise depuis 1804. Il s’agissait alors de « partager le bénéfice » dans l’« intérêt commun des associés ». Il est désormais stipulé qu’elle « est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Plus encore, « l’article 1835 permet l’adoption d’une « raison d’être ».

Comme l’écrit Timothée Duverger, « cette notion ne consiste pas à préciser la finalité de l’entreprise mais les valeurs sur lesquelles s’appuie son fonctionnement et les moyens qu’elle y consacre ». Une entreprise dotée d’une raison d’être peut aussi prendre la qualité de « société à mission ». Cela implique qu’elle précise dans ses statuts un ou plusieurs objectifs sociaux ou environnementaux ».

L’auteur relève cependant l’« absence paradoxale du modèle de l’ESS » dans ces dispositifs : « Le rapport Notat – Senard de 2018 qui a inspiré ces mesures, paraît même la discréditer : « Si l’économie sociale et solidaire a constitué une « troisième voie » entre l’action publique et l’économie de marché, il semble qu’une autre voie puisse se dessiner, celle d’une économie responsable, parvenant à concilier le but lucratif et la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux » […] Le rapport Notat – Senard écarte ainsi les modèles de l’ESS car ils limitent la rémunération du capital.

Des organisations de l’ESS, notamment certaines mutuelles (Harmonie mutuelle, Maif…) et banques (Crédit mutuel, Alliance fédérale…), ont cependant pris la qualité de sociétés à mission. Le directeur général de la Maif, Pascal Demurger, porte ainsi la vision d’une « entreprise politique », chargée de répondre aux enjeux de société à travers son activité. Selon lui, « s’il fixe des règles de gouvernance, le statut mutualiste ne préjuge en rien des choix de gestion qui seront opérés. Même le principe de non-lucrativité et l’absence de dividendes ne garantissent pas contre la tentation d’augmenter les profits à leur maximum possible. […]

Enfin, certains appellent à un dépassement de l’ESS, à l’instar de Jean-Marc Borello, président du directoire du Groupe SOS et fondateur du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves). SOS est un groupe associatif intervenant dans le domaine de l’action sociale et médico-sociale et réalisant un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros en 2019, dont le modèle repose sur la mutualisation des fonctions supports, l’absorption des associations en difficulté et le recours aux marchés publics dans un contexte d’externalisation croissante des missions de service public [Gérôme, 2014]. Jean-Marc Borello propose un « capitalisme d’intérêt général » consistant à généraliser la concurrence et à évaluer l’efficacité des organisations, quel que soit leur statut, en fonction de leur impact social. Il en conclut à la dilution de l’ESS au profit d’une entreprise d’intérêt général articulant l’initiative privée lucrative et la finalité d’intérêt général [Borello, 2017]. Il appartiendrait donc au marché de résoudre lui-même les problèmes qu’il crée, l’État devenant un simple acteur parmi d’autres. »

De la sorte, si les sociétés à mission changent le logiciel de l’engagement, celui-ci passant d’une logique philanthropique à une logique de responsabilité envers la communauté, elles évitent de traiter le double problème du partage de la valeur et du partage du pouvoir au sein de l’entreprise.

Timothée Duverger, L’économie sociale et solidaire, Paris, La Découverte Coll. Repères, 2023, p.89-92

[FORMATS #3] Festival BD et Illustrations, 20 avril Augan

Depuis 2021, l’association La Bande FM et ses partenaires organisent le Festival FORMATS, les rencontres de la BD et de l’Illustration.

Le Festival FORMATS c’est un Village BD & Illustration où retrouver :

Des Auteur-e-s / Dessinat-eur-rice-s de BD-  Des Illustrat-eur-rice-s – Des Artisan-e-s (sérigraphie, linogravure…)

Des maisons d’édition – Une librairie – Des Tatoueur.euse-s …

Mais aussi :

Des Expositions – Des Ateliers dans les écoles du village – Une résidence d’artiste – Du direct Radio – Des concerts…

RV Place de la Liberté 56800 AUGAN  le  SAMEDI 20 AVRIL 2024

=> Horaires : de 13h à 20h (Village BD+Expos) – de 20H30 à 01H (Concert)

https://festivalformats.wixsite.com/festival-formats—b